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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 10:36

 

Voici une nouvelle légende Icaunaise.

 

On dit qu'il ne faut pas prendre pour argent comptant les légendes....

Mais imaginez que celle-ci soit exacte ! ! ! !

La face du monde, serait certainement changée......


Cette légende nous vient de la Côte d’Or, département voisin de l’Yonne  :

 

 

Située à quelques 40 km de Dijon et à 180 Km de la capitale icaunaise, la ville d’Auxonne est arrosée par la Saône.

 

C’est en 1788, à l’age de 19 ans, qu’un certain Bonaparte, y rejoignit sa garnison. La légende raconte, que cette petite ville lui parut d’abord bien agréable avec ses petites rues et ses quais qui le dépaysaient de sa Corse natale.

 

Puis au fils des saisons le charme s’évanouit et, rapidement, l’espace vint à manquer au futur conquérant.

 

C’est alors qu’au hasard d’une démarche qui lui avait été confiée en guise de corvée, il dut se rendre chez un marchand de bois, commerçant important de la ville, afin de régler une commande. 

 

Son attention fut attirée par une jeune fille, qui dans un coin du bureau, tenait les écritures … de sorte qu’il multiplia les courses chez le commerçant et fini par obtenir un rendez-vous avec celle qui n’était autre que la fille du marchand de bois.

 

Le temps fit le reste et cette passade se transforma peu à peu en une liaison, certes secrète, mais néanmoins sérieuse ; de sorte que les deux jeunes gens se décidèrent un jour à se présenter devant le père de la jeune fille pour lui faire part de leur intention de se marier.

 

Le commerçant entra dans une colère noire : il somma sa fille de gagner sa chambre et, traitant Bonaparte de « petit lieutenant sans envergure » et de coureur de dot, il le flanqua dehors, mettant ainsi fin à cette idylle naissante.

 

De retour à la caserne, Bonaparte demanda sa mutation, qu’il obtint  rapidement puisqu’en  juin 1791, il fut  affecté à Valence.


 

La question restera donc entière !

Bonaparte aurait-il fait un bon marchand de bois ?

  source : yonne 89

 

 

 

Aller....à plus !

 


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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 09:17

 

La fée Mélisine est connue depuis la nuit des temps et en tous lieux !

Voici une des nombreuses légendes qui circulent dans l'Yonne :

 


Cruzy-le-Chatel est située sur la rive gauche de l'Armançon .

 

Une tradition ancestrale fait de la forteresse de Maulnes le repaire de la fée Mélusine, autrefois redoutée en cette région de Bourgogne.  

 

Une forteresse féodale, siège du fief de Maulnes, fut érigée, sur  les terres de Cruzy, probablement vers la seconde moitié du XIe siècle, puis cette forteresse fut rasée et une nouvelle construction fut élevée autour de la source, point central de l'édifice.  

 

L'étrangeté du bâtiment et son isolement ont probablement contribué à alimenter le mythe de Mélusine qui nous intéresse ici.

 

De fait, on aperçoit de loin ce château aux formes un peu curieuses, installé sur un plateau élevé.

 

Sa forme pentagonale et son plan centré autour d'un escalier-puits lui confère une atmosphère particulière.

 

 

CHATEAU DE MAULNES

            (photo : Maulnes.com)

 

Le nom même de « Maulnes », apparaît dans l'histoire pour la première fois, en 1293, sous la forme « Maulna » selon Maximilien Quantin (archiviste du département de l'Yonne).

 

Quelle qu'en soit la forme, le mot "Maulnes" évoque l'idée d'un "mauvais nid" ou "mauvais lieu"soit par rapport à sa situation géographique, soit encore pour des raisons liées à certaines superstitions...

 

les lieux nommés « Maulnes » et « Maulny » sont des lieux suspects, qui inspirent une certaine méfiance !

 

Cette particularité est probablement à mettre au compte de la proximité d'un environnement forestier.

 

La forêt est généralement un lieu mystérieux, peuplé d'étranges créatures que l'on redoute de rencontrer, comme les fées, dames blanches, lutins ou mauvais génies…... qui hantaient jadis les forêts et inspiraient une véritable frayeur au voyageur attardé...

 

Vers la fin du siècle dernier, Charles Moiset a recueilli deux récits mélusiniens dont le château de Maulnes aurait été le théâtre.

 

Il les a notés dans son ouvrage des "Usages, croyances, traditions superstitions de l'Yonne".

 

Les voici :

 

1 - La légende de la fée Mélusine et du Château de Maulnes :

 

Parmi toute la phalange de fées, il en était une qui avait particulièrement le don de terroriser les gens de la région de Cruzy-le Châtel : c'était la fée Merlusine, ou Mée Lusigne, ou encore Mère Lusigne.

 

Mélusine habitait, jadis, sous l'aspect d'une noble dame, un château situé dans la forêt de Maulnes.

Elle était très hautaine et si dure pour ses vassaux que ceux d'Arthonnay finirent par se révolter.

Mélusine fit le siège du village, qu'elle dirigea elle-même.

L'ayant emporté, elle réduisit le pays en cendres et fit passer les habitants au fil de l'épée.

A son retour, tous les habitants du château s'empressèrent de la féliciter.

Seule, une jeune fille du nom de Suzanne qu'elle avait prise en affection, resta silencieuse, ne pouvant même retenir ses larmes, au récit des horreurs dont les courtisans complimentaient la châtelaine.

Mélusine, furieuse de l'attitude de Suzanne, s'élance sur elle et la précipite dans le puits du château.

Revenue à elle, elle veut faire retirer sa victime du puits, mais la jeune fille n'est plus qu'un cadavre.

A cette vue, Mélusine, désespérée, entre dans un nouvel accès de fureur, pousse un cri déchirant et se jette à son tour dans le puits.

Depuis, Mélusine est inconsolable.

Elle vient souvent errer autour de son ancien manoir, criant en sanglotant : « Maulnes ! Maulnes ! tant que Maulnes sera, mal­heureuse serai ! ».

 

Depuis ce temps aussi Mélusine a pris en haine les habitants de ces contrées.

Point de malheurs, de tracas, de misères, qu'elle ne se plaise à leur causer.

Celui-ci qu'elle rencontre à l'écart est roué de coups ; celui-là, frappé d'un sommeil irrésistible, est obligé de passer la nuit dans un fossé.

 

C'est aux enfants surtout qu'elle s'at­taque, comme pour se venger particulière­ment sur eux de la mort de leur chère victime.

En saisit-elle un, elle l'emporte pour toujours dans l'antre inconnue qu'elle habite... .

 

 

2 - L'histoire de Mélusine est aussi racontée avec cette variante :

 

Mélusine était la femme d'un seigneur qui était très fier de la beauté de sa dame.

Une seule chose traversait le bonheur du châtelain, c'était qu'à un certain jour de l'année, Mélusine se faisait invisible pour tous, même pour lui.

Vainement la suppliait-il de lui faire connaître la cause de cette retraite. Mé­lusine ne répondait que par des larmes.

Obsédé par des sentiments de toutes sortes, un jour ce seigneur résolut de découvrir à tout prix le mystère.

 

II pénètre secrètement dans l'habi­tation de sa femme, et au moyen d'une fente pratiquée dans la porte, plonge le regard dans la chambre où était la châtelaine.

Mort et enfer ! qu'aperçoit-il ?

Mélu­sine ayant toujours, de la tête à la cein­ture, sa beauté divine de femme, présente, dans le reste de son être, la forme d'un hideux serpent.

A cette vue le seigneur jette un cri.

Mélusine, qui l'entend, est si courroucée et si honteuse d'avoir été surprise en cet état qu'elle pousse à son tour une clameur qui fait trembler le château et la forêt, et se précipite dans un puits où elle trouve la mort.

 

A partir de ce moment, on la voit encore, de temps à autre, sous cette apparence de demi-métamorphose.

Mais elle a voué une haine mortelle aux maris trop curieux, qu'elle punit d'une manière terrible.


 

    source : http://www.yonne-89.net/melusine.htm

 

 

 

 

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 08:27

 

C’est une grosse pierre, une très, très grosse pierre.

Une pierre colossale, qui chaque année, la nuit de noël, pendant la messe de minuit, tourne sur elle-même et se déplace.

Le nom du lieu dit, la Pierre-Qui-Vire, provient d'une caractéristique naturelle.
Il s'agit d'une roche qui, posée sur une autre, pouvait être mise en mouvement par une simple pression humaine.
Aujourd'hui la roche est scellée et surmontée d'une statue de la Vierge Marie.
 

Il y a en Bourgogne un grand nombre de légendes sur ces pierres mystérieuses qui tournent, virent, bougent et s’ouvrent pendant la nuit de noël parce que ce soir là il gèle "à pierre fendre".

 

La pierre du mont Beuvray se trouve non loin de l’antique cite gauloise de Bibracte (sur la commune de Saint léger de Beuvray).
 

La pierre du Beuvray est gardée par la Wivre, la Wivre est un serpent
fabuleux, un dragon.

Son corps serait recouvert d’écailles brillantes, jaunes et vertes, presque lumineuses ; elles claquent les unes contre les autres et sifflent dans l’air lorsque la Wivre se déplace vole et brille dans le ciel.

 

Si la pierre du Beuvray nécessite cette terrible surveillance, c’est qu’elle recèle un trésor.
Ce trésor n’est accessible qu’une seule fois dans l’année : la nuit de Noël.

Cette nuit là, pendant quelques instants le dragon s’éloigne, la pierre bouge, et l’or, les joyaux se mettent à luire doucement dans la nuit.


Une veuve  habitait le village le plus proche de l’endroit.

Elle était très pauvre et avait un gentil petit garçon à élever.

 

Chaque année, A  Noël, elle aurait aimé le gâter et lui faire des cadeaux a
l’image de son amour ; mais l’argent lui manquait cruellement, il fallait d’abord penser à manger, à se chauffer !.

 

Souvent la pauvre femme songeait au trésor du Beuvray : "quelques
pièces d’or suffiraient à nous faire vivre pendant des années, cela ne représenterait rien aux yeux de la Wivre".

 

Une année, sur le chemin de l’église, elle faussa compagnie à ses voisines qui se rendaient avec elle à la messe de minuit.

Elle avait emmené son petit garçon que l’obscurité et l’exaltation de sa mère effrayaient un peu : il s’agrippait à ses jupes et lui rendait la marche difficile.

 

La femme fit les derniers mètres avec l’enfant dans les bras, presque en courant ; l’espoir décuplait ses forces, enfin, hors d’haleine, elle arriva au sommet.

 

La légende n’avait pas menti, la pierre avait changé de place.

La mère et l’enfant se penchèrent sur la cavité découverte et virent briller l’or, les pierreries, l’argent, les bijoux, le trésor tout entier.
Sachant qu’elle n’avait pas un instant à perdre, elle se défit de sa pèlerine, et jeta dessus tout ce que ses mains raidies par le froid pouvaient attraper.

 

L’enfant oubliait ses craintes devant la beauté de toutes ces choses qui brillaient.

La mère faisait un dernier voyage entre la pierre et son vêtement quand un bruit sourd la fit sursauter : elle eut à peine le temps de se retourner que la pierre avait repris sa place.

 

Un sifflement annonçait le retour de la gardienne des lieux ; il fallait se sauver au plus vite, elle chercha la main de l’enfant ; une ronce avait retenu son jupon, elle crut que c’était lui.

Elle  appela tout bas, puis plus fort et bientôt elle hurlait en sanglotant le nom de son petit garçon.

 

Personne, ne répondait, elle comprit qu’il était resté prisonnier de la pierre du Beuvray.

 
Au petit matin elle se résolut à rentrer chez elle.
La maison était silencieuse, sans les rires, les jeux qui faisaient son bonheur, et qui pour elle, en réalité, valaient tous les trésors de la terre.

Chaque soir elle montait au Beuvray; elle faisait le tour de la pierre en gémissant, en suppliant.
Elle l’arrosait de lait, de miel pour attendrir la gardienne.

 

Les saisons passèrent, enfin revint la nuit de Noël ; un espoir fou la faisait comme voler ; au sommet elle vit que la pierre, à nouveau, avait bougé.


Elle eut très peur, en se penchant sur le trou béant, de n’y trouver que d’affreux petits ossements, mais le petit garçon était là, à jouer ; il avait le teint rose, les joues rebondies, il avait grandi, ne semblait nullement effrayé, il sauta au cou de sa mère.

 

Elle laissa sans regret se refermer la fosse et sans crainte entendit revenir la  Wivre, elle s’avisa alors seulement qu’en un an, elle n’avait pas songé à ramasser sa pèlerine.

Elle la trouva à l’endroit même où elle l’avait laissée ; elle était couverte de pierres grises.

 

Elle comprit alors qu’on ne pouvait pas voler l’or de la Wivre ; qu’il se changeait en cailloux dès qu’on y touchait.

 

Elle comprit également que l’enfant ne lui avait été rendu, que parce que sa perte lui en avait fait oublier son butin.


Les mamans racontent cette histoire à leurs enfants pour leur dire que l’amour maternel vaut toutes les richesses du monde.

 

C'est pour cela que parfois, elles les nomment "mon trésor".

 





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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 19:40

Les sources miraculeuses qui existent en Bourgogne sont nombreuses.
Certaines ont des points communs : selon la légende leur création viendrait du même personnage.

 

Ainsi, Saint Martin a-t-il été productif en la matière : lors de ses pérégrinations, le personnage a plusieurs fois planté son bâton en terre et une source a aussitôt jailli.

 

Les Creux Saint-Martin sont là pour nous le rappeler.

Exemple à Magny-Lambert, dans le Châtillonnais, avec le Creux Saint-Martin des lavandières.

A 200 mètres du village, il existe une source sacrée dite Fontaine Cuane ou Creux Saint-Martin.

 

Par grande sécheresse, les villageois choisissaient neuf jeunes filles vertueuses.

Chacune d'elles, à tour de rôle, pendant neuf jours de suite, entrait dans le bassin de la source et, à l'aide de ses compagnes, devait puiser de l'eau avec des seaux en récitant des prières.

 

Le dixième jour, la pluie devait tomber.

Si cela ne se fait plus, de nos jours ce n'est pas faute de ne plus avoir de jeunes filles vertueuses, mais bien à cause du réchauffement de la terre ! ! !


Une autre fontaine due à saint Martin dispose d'une particularité bien mystérieuse : La fontaine Saint-Martin d'Arcenant délivre du "lait".

La blancheur crémeuse de cette eau sortant d'un rocher est pure.

 

C'est du côté d'Arcenant, dans la forêt majestueuse du lieu, non loin de la Doua, du Puits Groseille et de la grotte dite du Trou du Duc.


Ses vertus sont multiples : cicatrisation des mamelons qui délivrent trop de lait ou, au contraire, dégorgement facilité.

 

Les femmes qui ne pouvaient pas allaiter pour une raison ou une autre, se rendaient à la fontaine pour boire de cette eau.

Et si leur lait venait en trop grosse quantité, il leur suffisait de revenir à la source pour calmer le débit et les douleurs.

 

Un esprit scientifique dirait que c'est l'argile blanche due au calcaire du secteur qui donne à l'eau cette teinte et ses vertus guérisseuses.

 




P'tite môman.
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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 19:44

Dans la liste des personnages légendaires, Noé serait lui aussi l'un des premiers personnages honoré en Bourgogne, non seulement pour l'eau, mais aussi pour le monde de la vigne et du vin.

 

Une légende, annoncée comme ancienne, prétend que la fameuse arche constituée par l'illustre patriarche de l'humanité qui sauva les espèces animales de notre planète, se serait échouée ……en Bourgogne ! ! !

 

Ce serait non loin du Mont Afrique de Corcelles-les-Monts, près de Dijon (Afrique est en fait un dérivé de "affrique" qui signifie escarpé).


Ce serait avec les planches de l'arche de Noé, évidemment découvertes longtemps après le Déluge, que les premiers habitants de ce coin de Bourgogne auraient fabriqué le premier tonneau (c'est beau les légendes quand même !).
 

On sait que l'invention du tonnau est gauloise et qu'elle fut vite répandue puisque plus solide que l'argile des amphores romaines.
En ce sens, d'après la tradition bourguignonne, Noé serait un saint à honorer dans le monde des vignerons ! !.

 

Il est fréquent d'entendre que Noé a sauvé non seulement des animaux, mais aussi des plantes, dont des vignes, et que c'est pour cela qu'il doit être honoré.


Enfin, côté légende, n'oublions pas saint Valentin, protecteur du « Côte du Rhône » !

 

Lors du phylloxéra en 1868 dans les vignes « Côte du Rhône », Maximilien Richard acheta des reliques de saint Valentin pour les déposer dans sa commune de Roquemaure.

 

Saint Valentin sauva le vignoble et se trouva donc nommé « protecteur du Côte du Rhône ».

Depuis, il l'est resté !

Pour les amoureux des nectars !
La légende tient toujours bon : le phylloxéra n'est pas revenu !





 

 

 

P'tite môman

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 09:15

Né en Espagne, saint Vincent était diacre de Saragosse au début du IVe siècle. Il fut martyrisé par ordre du préfet Dacien à Valence et mourut sous la torture le 22 janvier 304.


Si l'élection de Saint Vincent par les vignerons reste mystérieuse, voici quelques hypothèses (Bourguignonnes bien sûr !)

1 ° - Elle pourrait n'être simplement due qu'à la première syllabe de son nom "vin" ! ! !

 

2 ° - La date de la Saint Vincent, le 22 janvier, correspond généralement à une période climatique de transition entre l'état d'hibernation de la vigne et celle du retour de la végétation (à la saint Vincent, l'hiver s'en va ou se reprend) et surtout, autrefois, au début de la taille !

3 ° - On peut aussi interpréter "Vincent" comme "Vin Sang", le sang de la vigne.



4 ° - Peut-être aussi est-ce parce que Saint Vincent fut choisi comme patron des Burgondes, au moment où Saint Martin fut celui des Francs.

5 ° - Enfin, selon la légende, saint Vincent se serait arrêté au bord d'une vigne pour échanger quelques mots avec les vignerons et pendant ce temps son âne aurait brouté les jeunes pousses de vigne.

A la récolte suivante, le pied de vigne brouté par l'âne aurait produit plus que les autres.

 

L'âne de saint Vincent serait donc l'inventeur de la taille de la vigne ! ! !

 


La Saint-Vincent Tournante
 :
une fête de la solidarité

 

Cette fête s’appuie sur les sociétés de secours mutuel, nées pour la plupart au 19ème siècle.

Dans chaque village viticole bourguignon, une société de Saint-Vincent rassemblait les vignerons de la commune qui s‘engageaient ainsi à aider leurs membres dans le besoin, malades ou accidentés : à leur place, ils effectuaient le travail dans les vignes ou dans la cave.

 

Une sécurité sociale avant l’heure, en quelque sorte !


Ces sociétés existent toujours et se mobilisent en cas de nécessité.

Mais aussi, elles continuent chaque année à fêter Saint Vincent, le 22 janvier :
au sein de chaque village, les vignerons se retrouvent pour rendre hommage à leur saint patron dont ils promènent fièrement la statue dans les rues.


Avec la Saint-Vincent tournante, les "Chevaliers du Tastevin" ont renforcé la solidarité et ont agrandi la fête.

Depuis 1938, le week-end suivant ce 22 janvier, des représentants de toutes les associations de secours mutuel de Bourgogne (plus de 80) se rassemblent pour célébrer ensemble cérémonies et réjouissances traditionnelles.

 

Auparavant, la statue du Saint Vincent « tournait » seulement d’année en année dans chaque village au sein des familles de vignerons.

Désormais, la fête de la Saint-Vincent « tourne » dans le village d’accueil, différent chaque année, qui reçoit toutes les familles viticoles de Bourgogne réunie ! Une tradition immuable (sauf pendant les années de guerre) depuis 1938.


Mais une autre tradition existe en Bourgogne : celle de l’accueil.

 

Le grand public est donc invité à prendre part à la fête.

Et en particulier, des dégustations lui sont proposées par les producteurs du village qui reçoit la manifestation, des producteurs heureux et fiers de faire partager le fruit de leur travail.

Ils reprennent ainsi l’adage qui a présidé à la création de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin :

 

« Invitons nos amis à boire nos vins avec nous ».

 

 

 

 

 

 

P'tite môman

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 08:50

 

Qui ne connaît pas le canton de Cerisiers, dans l'Yonne ?
(ben oui, toutes les personnes qui ne connaissent pas l'Yonne..... bien sur !)

 

Si le nom du canton évoque les saveurs fruitées de l'été, la Marmotte de Jussy et de Gy-l'Evêque, évoque pour beaucoup un fruit très particulier !

La marmotte, pas l'animal, non, mais bien la cerise qui porte ce nom aujourd'hui.


Il ne faut pas vous imaginer que parmi toutes les richesses naturelles et parfois surprenantes de l'Yonne il y ait des marmottes en grand nombre !

Non ; dans le cas qui nous intéresse, il s'agit en réalité d'un homme, le père Marmotte.


C'était juste après le phylloxéra du milieu des années 1880 : le gros insecte noir, venu d'Amérique en 1860 dans le Bordelais et le Var, infesta les vignes de Bourgogne qui furent rapidement anéanties à plus de 80 %.


Aux côtés des vignes de Jussy et de Gy-l'Evêque se trouvaient celles du hameau nommé La Cour Barrée, dépendant de la commune nommée Escolives-Sainte-Camille. C'est là que vivait le père "Marmotte".


Avant le phylloxéra, le père Marmotte possédait, comme tout un chacun, des vignes qui lui suffisaient à produire de quoi s'abreuver personnellement.

Le bonhomme passait pour quelqu'un de tranquille, qui siestait souvent sur son terrain, d'où son surnom de père Marmotte.


Après le phylloxéra, les vignes du père Marmotte étaient mortes.
Il ne restait plus que des arbres comme il y en avait autrefois régulièrement le long des rangs de vignes.

Des pêchers pour la pêche de vigne, mais aussi, et surtout en ce qui concernait le terrain du père Marmotte, des cerisiers.


Fruit du hasard, une espèce hybride vit le jour sur ce terrain-là : une belle cerise bien ronde, foncée et très sucrée.

La cerise du père Marmotte est vite devenue célèbre, au point que le raccourci fut vite pris : on l'appela la cerise marmotte !

 


Jussy et Gy-l'Evêque en revendiquent encore aujourd'hui la paternité.

Mais le père Marmotte s'en moquait pas mal : tout ce qui l'intéressait, c'était de dormir à l'ombre de ses arbres.

 

 


P'tite môman.

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