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Pour sauver les animaux

  

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 10:01

 

Je vais vous faire remonter loin (très loin !) dans le passé, à une époque que les plus jeunes d'entre vous ne peuvent pas connaître (tiens çà me rappelle quelque chose ! ! !).

 

C'est en entendant le bruit des "petits gris" que ce souvenir me vient à l'esprit (pour ceux qui ne connaissent pas les "petits gris" il s'agit des trains qui ressemblent aux boites en fer blanc de nos conserves...........).

 

 

 

Les voyages en "petits gris" sont particulièrement intéressant pour la digestion, les soubresauts de ces wagons aident beaucoup notre estomac dans son activité, par contre il est impossible de lire le moindre livre ou le journal, quand à dormir on n'en parle même pas !

 

Mais depuis quelques années la SNCF vends régulièrement ses petits gris aux pays de l'est.....il me semble même avoir entendu dire qu'ils allaient être retirés de la circulation, je me demande quels vieux tortillards ils vont nous mettre.

 

 Actuellement sur ma ligne ce sont des "TER" à deux étages qui circulent, pas beaucoup plus récents que les petits gris, et tout aussi inconfortables, mais au moins nous ne sommes pas secoués comme des salades.  

 

Bref ! 

Ces petits gris font un bruit caractéristique...........comment vous expliquer !

C'est comme une sorte de mugissement, et la montée en puissance du moteur, au démarrage, donne l'impression que le bruit va continuer à monter, monter de plus en plus haut dans les aigües.

 

Or ce bruit c'est pour moi un souvenir de jeunesse.

 

Je l'ai entendu (je devais avoir 5 ou 6 ans) quand j'étais chez mes oncle et tante qui habitaient du côté de la place Balard, pas très loin de la gare SNCF, c'est là que j'entendais ce bruit qui m'est restée en mémoire.

 

Chaque fois que j'entends un petit gris quitter la gare, je "retourne" du côté de la place Balard .

 

Je revois l'appartement situé dans un de ces immeubles du tout début du siècle (le 20ème pas le 21ème ).

 

J'entends le bruit du parquet qui craque sous mes pas, je revois le couloir étroit, les portes du séjour à double battants avec leurs petits carreaux de verre, je sens l'odeur de la cire.....

   

Je revois la minuscule cuisine dont la petite fenêtre, placée très haut, s'ouvrait sur une cour "sombre" et étroite par où remontaient toutes les odeurs de cuisine des autres appartements…….

   

Mais ce que je "revois" surtout c'est le balcon !

 

Celui-ci courait sur toute la longueur de l'appartement, et j'avais une peur panique de ce balcon ! ! ! !

 

Quelqu'un m'avait expliqué que c'était comme une sorte de "trottoir" qui dépassait de l'appartement mais qu'il n'y avait rien en-dessous.

Vous imaginez çà ?

Un trottoir qui tient tout seul au dessus du vide sans rien pour le soutenir ?

 

Je me disais qu'en posant le pied dessus, le balcon allait s'effondrer et tomber, c'est que mes oncle et tante habitaient tout en haut de l'immeuble !

   

Et je revois toute la famille se promener tranquillement sur ce balcon et faisant des aller/retour sans se soucier de quoi que ce soit.....…… des fous ! !

Je n'osais même pas poser le pied dessus.

 

Rien qu'à l'idée de mettre un pied sur ce balcon ma tête "tournait" j'imaginais déjà la chute.... ! ! ! ! !

Quand à la rambarde il n'était même pas question de m'en approcher …

 

Et ce "malade" d'oncle Maurice qui avait entassé des tas de "trucs" sur ce balcon, de quoi tuer tous les passants qui circulaient sur le troittoir en dessous ........

Je n'arrivais pas à croire qu'un homme aussi sensé (du moins c'est ce que croyais !) que mon oncle puisse être aussi inconscient !

 

Et vous savez quoi ! 

Il a fallu que quelqu'un ait la "bonne" idée de prendre une photo de la famille réuni sur ce balcon !

Des fous je vous dis !

 

J'ai bien été obligée d'y aller pour la photo…..mais je ne suis pas restée une minute de plus !

 

S'ils voulaient tous prendre le risque de voir s'effondrer ce "machin" sous leurs pieds, c'était leur problème, mais moi je refusais de voir çà !

 

Je fermais très fort les yeux et dans ma tête je me demandais ce que j'allais bien pouvoir faire si jamais cette catastrophe arrivait.

 

Ma mère n'était pourtant pas du genre à prendre des risques, elle était même plutôt circonspecte en temps normal, mais là !........... elle me sidérait.

 

Cette histoire de balcon m'avait marqué au point que chaque fois que mes parents parlaient d'aller chez quelqu'un, je demandais à ma mère s'il y avait un balcon…….

Il est probable qu'elle n'a jamais compris pourquoi je m'interessais tant aux balcons…..  

 

Et c'est ainsi que chaque fois que j'entends démarrer "un petit gris" je retourne du côté de la place Balard sur le balcon des mes oncle et tante.

 

 

Mais je n'ai plus le vertige à présent! ! !


 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 07:15

 

Un souvenir que j'avais totalement oublié....
Ce sont les dernières neiges qui me l'ont fait rappeler…

 

L'hiver 1953/1954.. j'avais 7 ou 8 ans.

Il avait neigé depuis plusieurs jours, neigé à tel point qu'il n'était plus possible de faire la différence entre les routes et les champs.

 

A cette époque mes parents habitaient dans la région parisienne, et j'allais à l'école dans ce que j'appellerais "l'ancienne école" (la nouvelle a été construite trois ou quatre ans plus tard, juste en face de chez mes parents).

 

Donc l'ancienne école se trouvait à quelques distances de la maison, peut être un ou deux kilomètre, et j'y allais avec les gamins et gamines des alentours, nous étions généralement accompagnés de la mère de Loulou, ma copine du rez-de-chaussée.

 

Ce matin là, j'étais en train de finir de me préparer pour partir à l'école !

 

J'entends ma mère ouvrir les volets et dire "mais qu'est-ce qu'il fait froid !"

Et tout à coup, la phrase qui fait tout de suite dresser l'oreille "mais vous n'allez jamais pouvoir aller à l'école ! ! !"

 

J'ai tout arrêté instantanément, j'attendais la suite, le cœur battant…

 

Moi qui ai toujours eu horreur de l'école (je la détestais) j'étais dans l'expectative, car pour une fois je voulais aller à l'école…

 

Non pas pour l'école elle-même, mais pour le trajet et pour l'ambiance qui régnait dans l'école en cette période neigeuse…..

 

La veille nous avions fait le trajet comme d'habitude avec les copines, mais il y avait tellement de neige que celle-ci m'arrivait pratiquement aux genoux.

 

Cette exclamation de ma mère voulait donc dire qu'il y en avait encore plus !

Je rêvais déjà de la neige jusqu'à la taille, et pourquoi pas plus haut encore .........

 

Je m'imaginais aller en classe me frayant un chemin dans cette poudre blanche !

Dans mon rêve éveillé j'avançais comme un homme (ou une femme) pris par les sables mouvants, les bras levés à hauteur des épaules, peinant, penchée en avant pour mettre un pied devant l'autre…et avancer dans cette "mer" blanche et immaculée ! 

Et j'imaginais la cour de l'école recouverte de neige jusqu'au niveau des fenêtres…....

 

Le concierge de l'école avait, depuis quelques jours, "tracé" des chemins entre les classes et le préau, et pour çà il avait dû rejeter la neige sur le côté ce qui faisait que nous circulions entre deux murets de cette poudre magique qui fondait en "pétillant" sur la langue (ben oui quoi ! faut bien goûter !)

 

De plus les marronniers de la cour ressemblaient à des fantômes d'arbres pris dans les glaces, et de magnifiques stalactites pendaient de leurs branches penchées vers le sol par le poids de la glace.

 

Bien évidemment nous nous battions, à coup de boules de neige, principalement avec les garçons dont la cour se trouvait juste de l'autre côté d'une barrière en lattes de bois en assez mauvais état.

 

C'était interdit bien sur, et les instits ne cessaient de crier "ne jetez pas de boules de neige, vous allez vous faire du mal !" mais nos bonnets sur les oreilles nous empêchaient d'entendre ces recommandations ! ! ! !

 

Quant aux quelques stalactites que le concierge n'avait pas encore enlevés, ils nous servaient de bâtonnets de glace que nous "tranformions" en glaces aux goûts les plus succulents.

 

Imaginez la tête de ma mère quand je lui annonçais "je veux aller à l'école !"

moi qui ne voulais jamais y aller !  

 

Ce jour là, j'ai été frustrée......... 

 

   


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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 11:59

 

Je vous ai déjà raconté mes "aventure" dans le jardin de l'ile Marante lorsque j'étais gamine. Ce jardin a toujours été pour moi un magnifique souvenir, j'y ai vécu des moments inoubliables.

 

J'y ai fais des découvertes fabuleuses pour une gamine de 4/5 ans, chaque moment passé dans ce jardin ont été des moments merveilleux...... sauf quand il fallait traverser le petit bras de seine !

 

L'ile Marante n'existe plus depuis de nombreuses années, elle a été remplacée par un parc sur lequel ont été construit une piscine et une patinoire olympique.

 

Et bien ! j'ai retrouvé sur internet de vieilles photos qui montrent l'ile telle que je l'ai connu, plus exactement telle qu'elle était avant que je ne la connaisse, car la photo date du début des années 1900 (quoi ? non je ne suis pas si vieille ! ! ! )

 

 moulin joly

 

C'est incroyable ce qu'une photo peut "faire remonter" comme souvenirs.

 

Les grands arbres qui bordent le chemin le long de la seine étaient encore là à mon époque, plus gros et plus grands, et c'est le même genre d'arbres que j'entendais bruisser sur le chemin du jardin et dont la "musique" modulée par le vent me faisait peur et m'enchantait tout à la fois.

 

Ils étaient si haut, si gros qu'on ne voyait jamais le soleil à travers leurs branches.

 

Mais ce qui m'a le plus étonné c'est d'apprendre que la vieille maison (toute délabrée à l'époque où je l'ai connue) devant laquelle nous descendions jusqu'à la Seine (on voit les quelques marches, que nous empruntions pour monter dans la barge de ma peur) était, à l'époque de Louis XIV, un lieu de rendez-vous très prisé.

 

Il s'agit en fait de ce qui restait du "Moulin Joly".

Celui-ci était, au XVIIIème siècle, la propriété de Jacques-Roger Lecomte, procureur au Châtelet qui avait fait aménager ses jardins à l'anglaise, par Claude Henri Wattelet, également poète, académicien et graveur à ses heures.

Ce "Moulin Joly" fut célèbre en son temps, il est possible que Louis XIV s'y soit rendu alors qu'il allait visiter la reine Henriette installée tout à côté dans son château, mais je doute qu'il ait traversé la Seine dans "ma" barge.

Il semble qu'à cette époque là il y avait un pont en bois qui reliait les deux berges.

 

Aux dires des historiens, Marie-Antoinette y aurait fait également plusieurs visites ainsi que plusieurs peintres célèbres.

 

ile marante

 

Sur cette photo on voit la berge, côté moulin, et le ponton sur lequel il fallait s'avancer pour passer de l'autre côté sur l'ile Marante.

On voit également la barge à fond plat qui, de mon temps, était reliée à l'ile par une corde permettant de passer d'un côté à l'autre sans difficulté (j'imagine que depuis cette photo quelqu'un avait laissé tomber les rames au fond de la Seine !).

 

Je revois encore mon père tirant sur la corde pour nous faire traverser le petit bras de Seine, et je ressens encore la peur qui me tordait le ventre tant que nous n'étions pas arrivés sain et sauf de l'autre côté….(mon coeur battait si fort que je l'entends encore aujourd'hui !).

 

Une fois arrivée sur la terre ferme, je courais littéralement pour monter les marches de terre et m'éloigner très vite de ces vagues qui donnaient l'impression de vouloir me rattraper.

 

Il est probable que ma peur de l'eau date de cette époque, je ne peux jamais m'approcher d'une eau vive sans que me reviennent à l'esprit ces moments de panique que pourtant j'oubliais bien vite une fois arrivée sur l'ile.

 

Par contre je me souviens précisemment des énormes péniches qui passaient majestueusement sur le grand bras de Seine, de l'autre côté de l'ile, et qui parfois faisaient retentirent leur sirène quand je leur faisait de grands signes de la main.

 

Oui ! quand on est tout jeune, il y a des tas de choses, des tas d'images qui vous marquent à jamais, tout est si important et si insignifiant à la fois !

 

A bientôt pour un prochain souvenir !

 

 

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 07:38

 

 

Il y a longtemps que je ne vous ai pas parlé de ma "jeunesse", je suis certaine que cela vous manque ! ! !

 

Donc voici une petite histoire :

Je n'ai jamais su d'où venait cette concurrence, mais lorsque j'allais à l'école, nous étions en rivalité avec un autre établissement scolaire, l'école de la "Reine Henriette", pourquoi avec celui-ci alors qu'il y avait d'autres établissements scolaires, je n'en ai aucune idée.

 

Toujours est-il que lorsque des compétitions avaient lieu, nous étions comme chiens et chats.

 

Nous appelions les élèves de l'école de la reine Henriette, "les rillettes" (malin hein ?) et eux nous surnommaient les "crapauds" (parce que l'école s'appelait "l'école du Drapeau"), surnom que nous avons continué à garder lorsqu'un nouvel établissement a été construit et a pris le nom d'école Marcelin Berthelot.

 

Ces compétitions dont je parle plus haut, étaient principalement des rencontres que je qualifierais de "sportives" (courses à pieds, lancés de balles, tirs à la corde....) entre classes de même niveau.

 

Imaginez plusieurs dizaines de gamins hurlant et vociférant pour ou contre les "rillettes"  et les "crapauds".

Ces jeux avaient tellement de succès, et nous nous impliquions tant et si bien les uns et les autres, qu'à la fin de la journée la plupart des élèves étaient totalement aphone, les instits aussi, mais pas pour les mêmes raisons.... 

 

Bien évidemment à la fin de ces rencontres, lorsque les "crapauds" avaient gagnés (ce qui arrivait quand même assez souvent) nous rentrions à l'école en hurlant tout le long du chemin, "les crapauds ont mangé les rillettes"…..

Je me suis toujours demandé ce que les passants pouvaient penser de ce genre d'assertion et de ce style de "nourriture" pour les crapauds ! !

 

Et c'est bien longtemps après que j'ai cherché à savoir qui était finalement cette reine Henriette….

 

En fait, il s'agissait de la troisième fille d’Henri IV et Marie de Médicis :

Henriette-Marie de France.

Née le 25 novembre 1609 elle fut donc la tante de Louis XIV.

 

Elle épousa à l'âge de 16 ans le Prince de Galles, Charles 1er d'Angleterre, celui qui a été décapité lors de la première révolution anglaise (décidemment ! fait pas bon être roi en période de révolution.....).

 

A la suite de quoi elle revint vivre en France et acheta à Basil Fouquet, le frère de Nicolas (le propriétaire du château de Vaux) le château de Colombes qui depuis porta son nom et par extension donna son nom, à l'école, bien des années plus tard.

 

Elle eut quand même le temps (avant de s'exiler en France) de donner à l'Angleterre, neufs enfants, dont deux rois (Charles II et Jacques 1er d'Angleterre) et Henriette-Anne d'Angleterre qui épousa Philippe d'Orléans, le frère de Louis XIV.

 

 

 

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 09:57

 

Cette fois ce n'est pas un souvenir d'enfance, enfin si, d'une certaine façon…. Il s'agit d'un souvenir de l'enfance de knorra…..

 

Knorra, étant jeune (disons jusqu'à l'âge de 7/8 ans !) était une méticuleuse.

Il fallait absolument que chaque chose soit à sa place !

 

Un exemple : (knorra devait avoir 4 ou 5 ans)

Lorsque je faisais mon repassage, j'entassais mon repassage à côté de moi et j'allais le ranger ensuite, pile par pile, dans l'armoire !

Pour me facilité les choses, j'ouvrais les portes de l'armoire avant d'emporter chaque pile, de façon à les ranger sans avoir à les poser pour ouvrir les portes de l'armoire.

 

A chaque fois, çà ne ratait pas !

Quand j'arrivais devant l'armoire les portes étaient fermées…..

Knorra ne supportait pas de voir l'armoire ouverte !

 

Même méticulosité, plus tard, pour ses devoirs scolaires !

Il fallait que ce soit propre, bien présenté, et avec des images appropriées au texte….

 

Un exemple :

Il s'agissait ce jour là d'un devoir d'histoire….

Celui-ci était terminé, mais il manquait une ou deux images pour illustrer le texte.

 

J'étais dans la cuisine en train de préparer le repas du soir, quand knorra vient me demander si j'avais des images à lui donner…

Nous avions tout un tas de magazines de toutes sortes sur l'étagère du bas de la bibliothèque, je lui conseillais donc de regarder, en bas de la bibliothèque, si, parmi toutes ces revues, elle pouvait trouver ce qu'il lui fallait.

 

Et knorra se met donc à fouiller…..

Au bout un moment, n'entendant plus de bruit je m'inquiète de son activité….

"çà va j'ai trouvé ce que je voulais !" me répond elle….

 

Ce que j'avais oublié, c'est que sur l'étagère du dessus son père avait rangé des magazines qu'il souhaitait conserver.

 

Ce n'était pas des revues d'une valeur exceptionnelle, mais les écrits étaient intéressants, bien documentés, et avec beaucoup d'images et de dessins……..

 

tout l'univers 
(Il s'agit du magazine "Tout l’Univers", une revue de vulgarisation scientifique, dont le premier numéro est sorti en 1961 et dont chaque numéro constituait une partie d’une grande encyclopédie.)

Lorsque je suis arrivée, un peu plus tard, dans le séjour pour voir ce qu'il en était….. Les magazines de papa avaient de jolis trous proprement découpés, juste de la taille des images qui étaient collés sur le cahier de knorra !

 

Non ! Papa n'a pas crié après knorra…..

Il a fait un scandale à maman qui n'avait pas surveillé "fifille" !

 

Bon d'accord ! c'est vrai j'aurais du demander à "fifille découpeuse" de me présenter les documents qu'elle avait choisi avant qu'elle ne les découpe…..!
d'autant que ce n'était pas la première fois qu'elle nous faisait "le coup"….

 

A une époque (elle devait avoir un peu moins d'un an) elle s'était prise de passion pour le journal de télé de papa…….
Assise par terre, elle déchirait le livre de télé, avec infiniment de patience et beaucoup de doigté, en petites bandelettes bien régulières, qu'elle repositionnait ensuite précautionneusement par terre (elle a toujours été très douée pour les puzzles).


En bref ! si vous n'entendez pas de bruit dans la pièce où se trouve vos enfants...
précipitez vous ! ils font une bêtise.
 

Aujourd'hui le magazine, "Tout l'univers" servant à knorra pour illustrer ses devoirs, refait surface….

Va falloir que j'en parle à ma petite-fille ! ! ! !
 

 

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 07:26

 

 slc salut les copains


En 1962, les jeunes Français découvrent la revue "SLC Salut les Copains", qui fait suite au succès de l’émission éponyme diffusée à l’antenne de la radio Europe 1 depuis 1959.

Je suis certaine que parmi vous il y a des tas d'anciennes (ou d'anciens) fans de cette émission et de son journal.

Personnellement j'avais 13 ans quand cette émission a commencée sur Europe1.
Mais c'est l'année suivante que j'ai commencé sérieusement à m'y intéresser…. Je l'écoutais le soir en faisant mes devoirs !

Ma mère ne comprenait pas : "mais comment tu peux faire tes devoirs en écoutant la radio ?"

En fait j'étais dans mon petit monde….

J'installais à côté de moi la radio (ben oui les transistors çà existaient déjà !) et je plaçais une lampe de table a proximité.


les transistors

Cette lampe j'ai cherché des années (j'ai abandonnée depuis !) à en trouver une identique, elle avait la partie "éclairage" qui coulissait le long d'un pied muni à son sommet d'une poignée qui permettait de la déplacer facilement.

Dehors il faisait nuit, et pour faire des économies ma mère n'allumait pas la lumière de la pièce, j'étais donc "dans mon cocon" avec la radio, mes cahiers et la lampe qui m'enveloppait dans son halos de lumière.

De temps en temps je voyais la lampe vaciller quand ma mère cherchait à passer par-dessus le fil de la lampe, mais je n'y prêtais pas attention, je ne voyais rien de ce qui se passait autour de moi, je n'entendais rien (et pourtant les casques individuels n'existaient pas à cette époque) j'étais toute seule au monde et j'ai gardé un souvenir fabuleux de cette période de ma vie.

Et puis je me suis abonnée à la revue "Salut les copains".


Et "Chouchou" vous vous souvenez de Chouchou ?

J'avais acheté un "Chouchou" en mousse que je trimbalais partout, je l'ai gardé jusqu'à ce qu'il tombe en poussière……


chouchou

Mais je ne sais pas quand cette émission a cessé de passer sur les ondes d'Europe 1,
j'ai du cesser d'écouter l'émission quand j'ai commencé à travailler... dur ! dur !

Aller ! a plus……

 

 

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 18:27

Ce souvenir remonte très loin, dans les premières années de mon mariage !

Nous n'étions pas très riches et les vacances étaient pour nous un luxe que nous ne pouvions nous permettre. Cette année là mes beaux-parents nous proposèrent d'aller passer quelques jours de congés avec eux !

 

Ils avaient décidés d'aller faire un tour dans les Cévennes.

 

Mes beaux parents avaient, comme la plupart des personnes de leurs âges, connu la guerre et les inconforts de cette période, aussi décidèrent-ils de faire du camping (sauvage)….

De mon côté je n'en avais jamais fait, mais à vingt ans on est en général partant pour toutes sortes d'aventures.

 

Donc, nous partîmes avec les tentes et tout ce qui allait avec ! ! ! !

 

Je ne saurais vous dire très exactement où nous avons fini par "atterrir"  

Je me souviens vaguement d'un minuscule village que nous avons dépassé pour aller nous perdre en pleine montagne…

 

Nous avions laissé la voiture chez un paysan qui avait accepté de la remiser dans un coin.

 

Nous avons marché un bon moment avant que le beau-père dise "c'est sympa ici, il y a un beau point de vue, si on s'installait ?"

 

C'est ainsi que nous avons posé nos bagages et que nous avons commencé à installer les tentes.

 

L'endroit n'était pas très plat, aussi la première tente installée nous avons cherché un endroit relativement praticable pour installer la seconde, il a fallu monter un peu plus haut pour découvrir ce lieu "idyllique"

 

Nous n'étions pas très loin d'une jolie source, qui nous charmait par le son cristallin de sa cascade et la fraicheur de son eau.

 

C'est là que je découvris, que l'eau non calcaire est incapable d'enlever le savon des vêtements ainsi que du produit de vaisselle ! ! ! !

 

J'ai très vite appris à n'utiliser qu'une quantité infinitésimale de ces produits…

 

Nous avons passé les deux premiers jours comme dans un rêve, les promenades aux alentours étaient splendides, les animaux sauvages que nous croisions étaient étonnés de voir ces "bêtes" à deux pattes sur leur territoire et nous regardaient, à une certaine distance quand même, sans crainte apparente.

 

Nous n'avions emporté que le strict minimum pour 3 à 4 jours, et nous n'avions même pas de "transistor" (comme on appelait à l'époque les appareils de radio portatifs).

 

Tout changea la seconde nuit !

 

Nous étions couchés depuis quelques heures, quand je fus réveillé par un bruit que je n'avais pas encore entendu…..ploc ! ploc ! ploc…… la pluie !

 

Elle commença par tomber doucement, ce qui nous permis d'installer correctement la tente et de la rendre étanche pour passer ce moment désagréable.

 

Tout à coup un violent coup de vent fit trembler la tente, mon mari et moi nous nous  assurâmes que les piquets étaient parfaitement arrimés pour faire fasse à ce nouvel évènement climatique….

 

Mais ce que nous avions oubliés, pauvres parisiens ignorant, c'est que dans les Cévennes le vent ne se contente pas d'être du vent, mais se transforme très vite en mistral….

 

En quelques instants nous nous retrouvâmes accrochés aux piquets de la tente espérant qu'elle ne disparaisse dans la tempête.

 

Peine perdue, le vent fini par s'engouffrer par quelques ouvertures, et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, nous étions comme deux naufragés accrochés aux mats du "navire" en perdition, pendant que les deux "ailes" de la tente battaient au vent au dessus de nos têtes.

 

Cela n'a pas duré longtemps, la tente a disparue rapidement arrachée par un vent d'une violence que nous ne soupçonnions même pas possible d'exister.

 

A cet instant nous vîmes une forme se profiler à quelques mètres de nous, elle rampait au sol semblant s'accrocher aux herbes et aux arbustes qui arrivaient à résister au mistral.

Le beau père venait voir si nous étions toujours là !

 

Avec son aide nous avons récupéré les quelques objets qui n'avaient pas disparus dans la tourmente, et abandonnant nos piquets à leur triste sort, nous sommes descendu, en rampant vers la tente à laquelle ma belle-mère s'accrochait de toutes ses forces.

 

Heureusement la tente où "logeaient" mes beaux parents était vaguement protégée par une haie touffue qui coupait, difficilement, la violence du vent.

 

Ainsi nous avons terminé la nuit accrochés, tous les quatre, aux piquets de la tente, essayant de retenir une toile qui ne cherchait qu'à s'envoler au gré des coups de vent que le mistral faisait souffler le long du chemin où nous nous étions installés.

 

Aux premières heures du petit jour, nous avons entendu une sorte de grondement !

C'était le paysan (celui qui gardait la voiture), qui montait avec son tracteur pour tenter de nous retrouver !

 

Ne sachant pas exactement où nous nous étions installés, il avait cherché un bon moment avant de nous découvrir, transis, trempés, affolés, les cheveux dressés sur la tête par le vent, et à moitié dévêtus…
la tente ayant finie par disparaitre au petit matin, avec une partie de ce que nous avions sur le dos !

 

C'est ainsi que se termina ma première expérience du camping, il y en eu une seconde que je vous raconterai, peut être, une autre fois mais qui fut cette fois la dernière…..

 

Mais cette expérience ne s'est pas terminée ainsi.

 

Certes nous avons récupérés quelques objets qui s'étaient accrochés aux arbustes alentours, et nous sommes rentrés à la maison (chez mes beaux parents) pour nous remettre de nos émotions.

 

Afin de reprendre figure humaine nous nous sommes, l'un après l'autre, précipités dans la salle de bain pour prendre une douche bien chaude….

Ce que nous ne savions pas, c'est que le chauffe-eau avait un problème, et le monoxyde de carbone s'est accumulé au gré des douches et autres lessives, dans la salle de bain.

 

Dans la nuit mon mari se sentant mal s'est levé pour aller boire un peu d'eau dans la cuisine.

Au bruit du verre cassé en tombant au sol, je me suis levée….

 

Toutes les cloches des villages alentours se sont misent à sonner dans ma tête, mes yeux voulaient absolument sortir de leur orbite et je n'arrivais pas à calmer une envie de vomir qui me torturait l'estomac.

 

Je suis arrivée dans le couloir en me trainant sur les genoux et les coudes, pour découvrir ma belle mère allongée au pied de son lit, et mon beau père, au bout du couloir, qui tentait d'ouvrir la porte de l'appartement.

 

Il réussit à l'ouvrir, non sans mal, mais fini par perdre connaissance.
C'est en me trainant par-dessus lui, en vomissant sur la porte des voisins et en grattant cette même porte, que ceux-ci se réveillèrent et intervinrent efficacement.

C'est grace à la fenêtre de la chambre que j'avais entre-ouverte en me couchant, que j'ai pû tenir jusque sur le palier et faire suffisamment de bruit pour réveiller les voisins.

Depuis je me méfie des chauffe-eau, et je fais en sorte de toujours laisser une entrée d'air dans un local où il y a un de ces appareils.


p'tite môman.

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 09:25


Et voici la suite de l'article "souvenir d'une époque révolue" !

Mon frère et sa famille était parti en vacances dans les Charentes...... et ils étaient sur le chemin du retour, quand la Juva 4 à "rendu l'âme". Le joint de culasse n'avait pas supporté la chaleur de cet été là !


Bien évidemment les assurances à cette époque ne prévoyaient pas le dépannage !
Pas de garagiste ouvert nous étions un dimanche soir de fin août.
Donc mon père décide d'aller chercher la famille en détresse !

Vous imaginez bien que j'étais du "convoi de secours" ! ! ! ! ! !
Les outils dans le coffre et ...... hop ! Nous étions partis....

La Juva était en panne à Vendôme.
Le temps d'arriver, la nuit était tombée.
Nous devions être pas très loin de notre point "de chute"quand mon père me demande "tu vois quelque chose toi ?"
Je répond :
"il y a quelque chose en plein milieu de la route, mais je ne vois pas ce que c'est, c'est très grand !!!!" 

Et soudain !  baooouuuummmmm !
La 203 décolle littéralement, pour retomber brutalement, moteur calé !

 

Après un moment de stupeur nous sortons de la voiture, pour nous retrouver….. en plein milieu d'un rond point tout frais terminé ! ! !

 

A cette époque çà n'existait pas les rond points, c'était même carrément indécent d'en trouver un en plein milieu de la route  ! ! !

 

D'autant que les lignes blanches (qui d'ailleurs étaient jaunes dans ce temps là !)  n'existaient pas, (il n'y avait pas de marquage sur les bas-côté, et pour "voir" la route les jours de brouillard il fallait ouvrir la fenêtre et sortir la tête pour regarder si nous étions toujours sur le bon chemin ! ! )

 

Et bien sur ! Les délimitations pour signaler d'éventuel rond point n'étaient qu'utopie !

 

Plus d'une heure !

Il nous a fallu plus d'une heure pour sortir la voiture du rond point.

Je me suis toujours demandé quelle tête avaient fait les employés municipaux qui ont découvert leur rond point le lendemain ….

 

Enfin nous sommes arrivés à Vendôme, nous avons retrouvé mon frère et sa famille, j'avoue ne pas me souvenir dans quel état !

 

Ce dont je me souviens c'est le bricolage que mon père et mon frère ont fait pour mettre en remorque la Juva 4 à la 203.

 

Après quoi la "caravane" de secours est partie… !

Et le joint de culasse de la 203 ?
Il a rendu l'âme en arrivant à la maison dans un nuage de fumée assez impressionnant ! ! ! ! ! !


Depuis ce jour j'ai toujours refusée d'aller à Vendôme, où même d'y passer, mes souvenirs de cette épopée étaient vraiment trop mauvais.

 

Mais un jour, avec mon mari, nous avons été obligés d'y passer (une déviation sur le chemin des vacances !). 

Noooooooon, ne riez pas !….. Le joint de culasse nous a lâché à la sortie de la ville  ! ! !

 

Je ne passerai plus jamais par Vendôme !

 

 

 p'tite môman.

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 08:15

C'est les vacances ! pour moi en tout cas !.
Pour la plupart d'entre vous c'est la rentrée ! (chacun son tour n'est-ce pas !)


Alors je vais vous raconter un souvenir de vacances qui remonte à l'époque ou Knorra et Poteet étaient encore très, très petites !

 

Nous étions en septembre, dans la maison de famille de mon mari à Royan.

 

Cela devait faire une demi-heure que nous étions couchés quand un bruit surprenant venant de la cuisine, me reveille ! ! !

 

Je "secoue" mon mari (normal hein !) et je lui dis "quelqu'un joue du piano dans la cuisine"

"t'es complètement folle" répond complaisamment mon mari !

 

Donc je me lève, je vais dans la cuisine …… pas de piano bien évidemment !

Je fais le tour de la maison ! Rien...

Juste le bruit du ressac et le bruissement des feuilles qu'un léger souffle du vent marin faisait frissonner.

 

En réfléchissant à ce que j'avais dis à mon mari, il m'a bien fallu reconnaitre qu'il n'avait pas totalement tort.
Je suis retournée me coucher et j'oubliais cette "folie".

 

Le lendemain soir, à peu près à la même heure, le joueur de piano de la cuisine se fit à nouveau entendre.

 

Cette fois je me lève sans rien dire (je n'avais pas encore digéré la réflexion de la veille) et je vais doucement, essayer de surprendre le "musicien" de la cuisine.

 

Pas de piano, mais une petite musique aux sonorités cristallines sortait du placard où étaient rangés les verres.

La porte ouverte me montre les verres s'entrechoquant délicatement les uns contre les autres ! ! ! !

 

Cette fois je ne suis pas folle, et j'avais bien l'intention d'obtenir des excuses de la part de mon mari, qui dormait d'un sommeil profond.

 

En arrivant à la porte de la chambre, je suis obligée de me retenir au chambranle pour ne pas tomber !

A mon grand étonnement les deux chevets, à la tête du lit, avançent en se dandinant vers le pied du lit.

 

Je n'ai pas cherché à savoir si ma perte d'équilibre était dû à la surprise, ou au sol qui se dérobait sous mes pieds, j'ai fais demi-tour, je me suis précipitée dans la chambre voisine, et une fille sous chaque bras, je me suis ruée dans la rue .

 

Mon mari s'est présenté à ce moment sur le pas de la porte, blanc comme un linge, en hurlant "où tu vas avec les filles ? Pourquoi tu fais tout ce bruit ? et pourquoi tu as déménagé la chambre ?".

 

Et là ! Il est resté muet en voyant tous les voisins en chemise de nuit au beau milieu de la rue !

 

Non ce n'était pas un concert de musique de nuit, mais un tremblement de terre d'une magnitude de 5,7 dont les journaux ont parlés comme l'un des plus "violent" du 20ème siècle en France.

 

Violent ? J'avoue ne pas avoir pris le temps d'y penser, tout s'est passé si vite !
 

Aujourd'hui, quand j'y repense, tout ce dont je me souviens c'est d'avoir eu l'impression que le sol était devenu instable, j'ai réalisé instantanément qu'il s'agissait d'un tremblement de terre et ma première pensée a été pour mes filles.

Alors que je sortais en courant dans la rue, je me disais qu'un tremblement de terre à Royan ce n'était pas possible, je n'arrivais pas à admettre que Royan pouvait être touché par ce phénomène, cette région de France n'étant pas réputée pour "ses" tremblements de terre.

 

Réflexion faite, après avoir mis les filles dans les bras de leur père, je suis retournée en courant dans la maison et je me suis précipitée pour prendre mon sac, les papiers de la famille, l'argent, et je suis ressortie en attrapant les clefs de la voiture au passage.


Je voulais mettre le mari et les filles dans la voiture et partir loin, très loin ! ! !

 

Mon mari a eu un mal fou à me calmer, je ne voulais pas rester, je craignais que ce tremblement de terre ne recommence et je ne voulais pas rester là..

 

Il a fallu un bon moment à mon mari pour me calmer et me faire admettre que c'était fini…

 

En tout cas je n'ai pas voulu dormir dans la maison (je craignais qu'elle ne tombe "en morceaux") j'ai installé les filles dans la voiture pour finir la nuit et je suis restée à côté, dans une chaise longue, prête à partir à tout moment.

 

Et vous savez quoi ?

La plupart des voisins ont fait comme moi, ils se sont installés sur des chaises de jardin à côté de leur voiture, certains avaient même préparé leurs affaires pour être sur d'être prêt à partir à tous moments.

 

Le lendemain matin, nous avons été faire des courses.

Rien de particulier en ville, tout était normal…
Mais dans les magasins nous avions l'impression qu'un "sale gamin" s'était amusé toute la nuit à faire tomber les piles de conserves, éclater les bouteilles d'eau, renverser les étalages…….

 

Ce sont les seuls dégâts que nous ayons constaté dans la ville !

Mais je n'étais pas rassurée pour autant, j'ai absolument voulu faire le tour de la maison vérifier que tout était normal, qu'il n'y avait pas de fissure dans les murs !

Et franchement, je n'ai pas pu dormir "tranquillement" le reste des vacances !



 p'tite môman.

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 23:05

 

C'est un souvenir de la première voiture de mes parents..

Çà ne date pas d'aujourd'hui ! J'avais environ 8 ans…

 

Mais il faut d'abord que je vous parle de la voiture d'un vieux monsieur qui habitait dans l'immeuble d'à côté.

Je ne me souviens pas du nom du voisin, mais je me souviens parfaitement de sa voiture ….. une Peugeot 202 (le dernier modèle sorti datait de 1949 et on l'appelait la voiture qui "louche" car ses deux phares étaient cote à cote au centre de la calandre !)

 
Je la trouvais superbe, elle me fascinait !
Pourquoi ? parce qu'il fallait utiliser une manivelle pour "dégommer" le moteur....
Voir ce voisin maitriser une telle machine ! c'était incroyable, je restais à côté de lui pour le regarder faire !

J'étais en admiration….

 

Alors vous pensez bien !

Quand mon père a acheté sa première voiture !….. Une Juva 4, j'étais aux anges !
car elle aussi il fallait la démarrer à la manivelle  ! ! ! ! !
Vous imaginez çà ........

Chaque fois que mon père allait quelque part (en voiture) je me précipitais pour y aller et le regarder démarrer la voiture, j'étais fascinée par tout ce qu'il faisait pour conduire la voiture !

Un matin, il y avait quelques mois que mes parents l'avaient achetée, en ouvrant les volets, ma mère demande à mon père

"Tu l'as garée où la voiture hier soir ?"

"Ben devant la maison !" répond mon père ….

"Elle n'y est pas !" lui répond ma mère avec un accent de panique dans la voix.

 

Je n'avais encore jamais vu mon père se lever aussi vite !

Il a bien fallu se rendre à l'évidence, la Juva 4 n'était plus là !

 

J'ai accompagné mon père, à pieds, au commissariat pour porter plainte (ben oui ! à 8 ans faut jamais perdre une occasion de s'instruire !).

 

Le dialogue entre les représentants de l'administration policière et mon père, n'a pas été franchement à la rigolade, ces messieurs n'ont pas eu le "reflexe" de prendre ce vol au tragique...

 

Bon ! faut dire que dans la famille nous ne sommes par particulièrement........ comment dire "sociables" quand les choses ne vont pas comme nous voulons !


Mais j'ai beaucoup appris ce jour là....

En particulier comment tenir une "conversation" avec les représentants de la loi !.

 

Bref ! La plainte a finalement été déposée, et nous sommes rentrés à la maison.

Trois semaines après mon père achetait une autre voiture (je vous rassure, il s'agissait l'une comme l'autre de voitures d'occasion, et à cette époque celles-ci ne valaient pas aussi chère qu'une voiture neuve ! ! !)

 

Donc, voilà la famille nantie d'une nouvelle voiture…… cette fois, une 203 Peugeot.

 

Plus grande, plus puissante que la précédence et il fallait, elle aussi, la "dégommer" (j'ai toujours adoré ce mot…!)  à la manivelle.
Quel bonheur !
Aaaaah si j'avais eu la force de tourner cette manivelle !

   
Puis un jour, nous étions tous réunis à la maison pour le déjeuner dominical…..on frappe à la porte ! !

 

Mon père va ouvrir (moi sur ses talons..)

Ooooooh surpriiiise, les représentants de la loi…

Ils avaient retrouvé la Juva 4 (mais si ! à cette époque là, ils retrouvaient les voitures volées…)

 

Du coup, voilà mes parents nantis de deux voitures.
Comme çà ne se faisait pas encore d'avoir deux voitures dans une famille, d'autant que ma mère n'avait pas son permis… C'est mon frère qui a finalement hérité de la Juva 4..


Il faudra que je vous raconte la "fin" de cette Juva, car c'est cette fin qui détermina l'héritage par mon frère (encore lui !) de la 203 quelques années plus tard.

A la suite de ce second "héritage" mes parents achetère une autre 203, mais plus récente et celle-ci démarrait avec un "démarreur", u
ne sorte de tige placée sur le tableau de bord, sur laquelle il fallait tirer en appuyant sur l'accélérateur jusqu'à ce que le moteur démarre.

 

Quand mon père décidait de "bricoler" sur la voiture, et comme il fallait faire des essais, j'avais le droit de démarrer le moteur pendant que mon père mettait les mains dans le cambouis……(j'avais grandit depuis l'époque de la manivelle). 

 

Mais c'était dangereux, car il y avait le ventilateur de refroidissement du réservoir d'eau qui démarrait en même temps que le moteur, et donc je devais faire très attention à ne "tirer" sur le démarreur que lorsque mon père me le demandait !

 

Puis j'ai fini par, moi aussi, bricoler sur la voiture avec mon père !

Quand je dis "sur" la voiture, en fait il m'est souvent arrivé de me retrouver dessous, ben oui pour tenir la clef "de 10" ou la "prise multiple" ! ! ! ! !.

 

Oui ! cette époque était formidable !


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